Summary in English:

This report details the atrocities suffered by many in Côte d’Ivoire from September 2002 to May 2011, compiling information collected by eight local human rights organizations (RAIDH, CIDDH, LIDHO, MIDH, CLUB UA-CI, APDH, PAYDOO, and OFACI). By supporting local partners to prepare and finalize this report, Freedom House joins these organizations in advocating for impartial justice, prosecution for crimes perpetrated during the crisis, and reparations to victims for crimes committed. The report calls for Ivorian authorities to address structural causes of continual political crises and to fight strongly against impunity by placing victims at the heart Côte d’Ivoire’s reconstruction in order to unite Ivoirian society and promote peaceful reconciliation.

RESUME (Executive Summary):

Les populations ont connues d’énormes préjudices et souffrances au cours de la décennie de crise politico-militaire, qui a profondément déstabilisé la Côte d’Ivoire. Faute d’avoir été reconnus et réparés, ces préjudices entretiennent chez les victimes de forts sentiments d’injustice et d’exclusion préjudiciables au processus de réconciliation dans une société ivoirienne profondément divisée.

Le présent rapport rappelle les atrocités, jusqu’à là impunies, vécues par les populations de septembre 2002 à mai 2011. Il propose une synthèse d’une dizaine de rapports publiés par huit organisations ivoiriennes de défense des droits de l’homme : RAIDH, CIDDH, LIDHO, MIDH, CLUB UA-CI, APDH, PLAYDOO et OFACI.

Face à un processus de justice transitionnelle peu intelligible, marquant le pas et dont les institutions en charge tardent à définir clairement une politique unique de prise en charge des victimes, ces organisations souhaitent rappeler à l’Etat de Côte d’Ivoire ses obligations vis-à-vis des nombreuses victimes ainsi que la nécessité de lutter de manière impartiale contre le cycle de l’impunité.

Les témoignages de victimes retenus dans ce document sont illustratifs des graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui ont marqué les épisodes violents de la décennie de crise. Ces témoignages font état d’atteintes au droit à la vie, de tortures et autres peines ou traitements inhumains et dégradants, de violences faites aux femmes, d’enlèvements et des disparations.

Les crimes ainsi documentés, proscrits par de nombreux instruments régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme ratifiés par la Côte d’Ivoire, ont été perpétrés par une diversité d’acteurs issus de tous les protagonistes de la crise politico-militaire (MPCI, MPIGO ; FN ; FDS ; FRCI ; FESCI ; Mercenaires et milices diverses ; Dozo).

A travers ce douloureux rappel des atrocités, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) plaident pour une justice équitable à l’égard des victimes ainsi qu’une réparation des torts qu’elles ont subis. Elles souhaitent attirer l’attention des autorités sur le danger que revêt une réconciliation uniquement menée entre acteurs politiques, au détriment du besoin de justice des victimes.

Ainsi, elles demandent aux autorités ivoiriennes de traiter non seulement les causes structurelles des crises politiques récurrentes, terreau fertile de violations à répétition des droits de l’homme, mais aussi de lutter courageusement contre l’impunité en plaçant les victimes au coeur de la politique de reconstruction éthique de la Côte d’Ivoire.

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